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Troisième trimestre de grossesse :

se préparer à l’arrivée de bébé

 

Après vous avoir partagé deux autres articles sur les premier et deuxième trimestres de grossesse, voici celui sur le troisième trimestre de grossesse, qui vient compléter la série

Cette dernière ligne droite avant la rencontre avec votre bébé est très riche. Je vous explique de quelle façon vous vous préparez psychiquement à sa naissance, quelles peuvent être vos peurs et je vous parle de l’hormone de l’amour ❤️ l’ocytocine.

Comme souvent, vous avez la possibilité de regarder la vidéo (avec sous-titres) ou, si vous préférez, vous pouvez lire le texte de la vidéo.

Le texte de la vidéo :

Troisième trimestre de grossesse :

se préparer à l’arrivée de bébé

 

Votre ventre est bien rond, votre vessie se rappelle à vous beaucoup trop souvent à votre goût, vous avez peut-être mal au dos et/ou des difficultés à trouver une position confortable pour dormir, pas de doute, vous êtes déjà dans le troisième trimestre de grossesse. C’est la dernière ligne droite avant la rencontre avec votre bébé.

Dans cette vidéo, nous allons voir de quelle façon vous vous préparez psychiquement à la naissance de votre bébé, quelles peuvent être vos peurs et nous allons parler de l’hormone de l’amour.

Je suis Carine Flutte, je suis psychologue et sur ma chaîne Youtube, je vous partage des pistes de réflexion et des conseils sur la maternité et le parentage proximal. Pensez à vous abonner et à cliquer sur la cloche pour être notifié·e à chaque nouvelle vidéo.

Depuis le premier trimestre de grossesse, de façon inconsciente, vous faites un travail psychique. Vous êtes plus sensible à certaines choses que vous avez pu vivre quand vous étiez bébé ou enfant. Là où d’habitude, l’inconscient censure ces souvenirs, la grossesse va permettre de les mettre en évidence pour travailler dessus. C’est le concept de transparence psychique de Bydlowsky.

Au fur et à mesure de l’avancée dans la grossesse, il va se passer autre chose au niveau psychique. Vous vous focalisez davantage sur le bébé qui va naître, vous essayez de vous le représenter, vous imaginez de plus en plus précisément la façon dont vous allez vous en occuper, même s’il est encore dans votre ventre. Ainsi, petit à petit, vous vous préparez psychologiquement à la rencontre avec votre bébé, à sa naissance, ce qui représente une première séparation, puisqu’il ne sera plus dans votre ventre.
Vous allez vivre une autre expérience avec lui, vous allez apprendre à comprendre ce qu’il veut vous dire et pour ça, au cours des dernières semaines de grossesse et des premières semaines de vie de votre bébé, tous vos sens sont en éveil. Vous développez une hypersensibilité, une hyper-réceptivité aux signaux que vous envoie votre nouveau-né afin d’y répondre le mieux possible. Vous abandonnez vos centres d’intérêts pour vous consacrer quasiment uniquement à lui. C’est le concept de préoccupation maternelle primaire dont parle Winnicott.

Au cours de la grossesse, plutôt vers la fin, peuvent apparaître certaines peurs. Je ne parlerai que des deux principales.

Il y a la peur de l’accouchement. Je pense qu’elle est légitime, que ce soit votre premier bébé ou que vous en ayez déjà eu. Il peut y avoir beaucoup de choses dessous : la peur d’avoir mal, la peur de ne réussir à gérer la douleur, la peur de pas pouvoir mettre au monde son bébé, la peur que ça se termine en césarienne, la peur de ne pas accoucher d’un bébé normal voire la perte de ce bébé. Il est important que vous puissiez exprimer toutes ces angoisses. Si on vous répond de ne pas vous inquiéter en opposant des arguments rationnels à vos peurs, cela ne va pas fonctionner parce que vous les connaissez ces arguments rationnels. Ce qui est important, c’est de regarder ce qui se cache derrière toutes ces peurs.
Est-ce que vous avez ressenti cette peur d’accoucher ? Etes-vous parvenue à la dépasser ? Si oui, qu’est-ce qui vous a aidée ?

La peur du déclenchement. Il peut y avoir diverses raisons pour que l’on vous propose un déclenchement :
Un bébé trop gros : parfois, lors de la troisième et dernière échographie, le médecin ou la sage-femme peut vous dire que votre bébé est trop gros. Généralement, un contrôle est donc demandé dans les semaines suivantes pour vérifier ce poids. S’il est toujours considéré comme trop important, il est possible que l’on vous propose de déclencher votre accouchement. Sachez que ce poids reste une estimation, ce n’est pas forcément le poids réel de votre bébé. De plus, il ne faut pas oublier que la nature est bien faite et que les femmes donnent naissance à des bébés qu’elles peuvent mettre au monde. Bien entendu, pour ça, il faut qu’elles puissent bouger comme elles le souhaitent quand elles sont en travail et qu’elles puissent la position qui leur convient au moment de la naissance du bébé et non être allongées sur le dos. C’est là que la personne accompagnante (papa, conjointe/conjoint, ami·e, doula, etc.) à toute sa place, en faisant l’intermédiaire quand le corps médical sollicite la femme en travail, car elle va lui permettre de rester dans sa bulle.
Un bébé trop petit : toujours lors de la dernière échographie, on peut constater que votre bébé est « trop petit », c’est-à-dire en dehors des courbes. Si quelque temps plus tard, votre bébé est toujours considéré comme trop petit, il peut vous être proposé un déclenchement.
Vous avez dépassé 41 semaines d’aménorrhée (SA) : En France, la date prévue d’accouchement (dpa) est calculée sur la base de 41 SA. Suivant les protocoles des maternités, on va vous proposer plus ou moins rapidement un déclenchement. Cependant, pour avoir discuté avec Michel Odent, un gynécologue français qui milite pour l’accouchement naturel, il est toujours possible de retarder ce déclenchement si le bébé va bien. L’accouchement se passera d’autant mieux qu’il se déclenche de façon naturelle. D’ailleurs, voici le lien vers une de mes vidéos qui parle des différentes façons d’éviter le déclenchement.

Au cours de ce dernier trimestre, nous avons donc vu que vous aurez tendance à préparer plus activement la venue au monde de votre bébé. A priori, vous avez déjà commencé les cours de préparation à l’accouchement avec votre sage-femme, mais c’est également le moment de préparer toute la période post-natale. Vous vous préparez souvent beaucoup à l’accouchement, beaucoup moins aux semaines et mois qui suivent la naissance de bébé. Je vous en parle plus en détail dans cette vidéo.

Si vous souhaitez vous préparer à un accouchement physiologique, voire un accouchement à domicile, vous pouvez préparer des phrases de soutien et de motivation pour vous-même et qui vous parleront le jour J.

Le troisième trimestre de grossesse est appelé par Karine la sage-femme, ou Quantik mama, le trimestre de l’ocytocine, l’hormone de l’amour. Elle nous apprend que plus on approche de la date d’accouchement, plus l’utérus va avoir des récepteurs à l’ocytocine, ocytocine qui joue un rôle majeur dans l’accouchement (mais pas que). Vous trouverez ici le lien vers l’article de Quantik Mama.
Pour « nourrir » ces récepteurs, pensez à vous créer des moments de bien-être : de bons moments avec vos ami·es, des sorties en amoureux, des moments détente en prenant des bains par exemple, tout ce qui peut vous nourrir de façon positive, qui vous fait plaisir vous amènera vers une fin de grossesse plus sereine, donc moins de peurs, donc vers un accouchement plus serein.

Une indication que la fin de grossesse est là et que bébé va bientôt arriver est la nidification. C’est le moment où, alors que vous étiez assez fatiguée par cette fin de grossesse, vous retrouvez de l’énergie. Certaines d’entre-vous auront subitement envie de redécorer complètement la chambre de bébé (allez-y, cela génère plein d’ocytocine 😉), d’autres auront besoin que la maison soit parfaitement propre et rangée ou soudain vous aurez un besoin urgent de préparer la valise pour la maternité (si c’est là que vous avez choisi d’accoucher). Tous ces signaux indiquent que bébé devrait se manifester et sera bientôt là.

Je rajouterai une dernière chose : si à la fin de la grossesse, des peurs subsistent, elles sont souvent contrebalancées par l’impatience que vous pouvez avoir à rencontrer votre bébé : « je n’en peux plus, je me sens beaucoup trop lourde, j’aimerais vraiment qu’il sorte maintenant ! » sont des mots que j’ai souvent entendu chez les futures mères. Et pour vous aider à cette séparation dont je parlais en début de vidéo, vous identifiez même des rythmes différents entre votre bébé et vous : « Je voudrais dormir, mais il n’arrête pas de bouger et de gigoter, c’est terrible ! ».
Vous voyez, tout est fait pour que vous puissiez aller à la rencontre de votre bébé de façon sereine. Ayez confiance en vous et en lui.

Est-ce que la peur de l’accouchement ou du déclenchement est présente. chez vous ? Si oui, prenez rendez-vous avec moi pour une session découverte, nous en discuterons et nous verrons de quelle façon nous pouvons travailler dessus. Le lien est dans la description.

Si cette vidéo vous a aidée ou pourrait aider une de vos amies, n’hésitez pas à la liker, la commenter ou la partager. En vous abonnant à ma chaîne YouTube, vous m’aidez à partager ces messages aux mamans et futures mamans.

À bientôt,

Carine Flutte psychologue

Et si on se rencontrait ?

Séance découverte

 

Des émotions qui surgissent au cours de la grossesse, un accouchement qui ne vous correspond pas et vous laisse un goût amer, vous vous sentez démuni.e devant les pleurs de votre bébé ou devant les remarques que vous fait votre entourage.

Prenez rendez-vous pour faire le point pendant 30 minutes et voir si nous pouvons travailler ensemble.