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Est-ce que vous aussi, il y a des phrases qui vous marquent à vie ? Des phrases qui peuvent paraître anodines et qui pourtant, sont tellement puissantes qu’elles viennent se rappeler à vous régulièrement (de façon positive, je parle).

C’est ce qui m’est arrivé, il y a un peu moins de 7 ans. Une professionnelle de la petite enfance m’a donné un conseil et ce conseil m’a permis de sortir de l’impasse dans laquelle j’étais.

 

Mais avant de vous raconter tout cela, je vais d’abord remercier Shirley Maeder, du blog Grandir avec plaisir. C’est elle qui a proposé de participer à un carnaval d’articles avec le but de partager le conseil qui nous a aidé à surmonter nos échecs. D’ailleurs, si vous avez envie de découvrir un peu plus son blog, elle parle elle aussi du burn-out maternel.

 

Si vous ne savez pas ce qu’est un carnaval d’articles, je vous explique ceci en quelques mots : un blogueur choisit un thème particulier et propose à d’autres blogueurs d’écrire sur ce thème-là. Ensuite, la personne à l’initiative du projet fera une compilation de tous les articles ayant été écrits sur ce thème pour le partager à ces lecteurs. Cela permet de découvrir un nouveau thème, les différentes visions autour de ce thème et différents styles d’écriture. Ca promet de belles découvertes 🤩

 

Alors, ce conseil, c’est quoi ?

Hey, pas si vite, on va essayer de reprendre tout ça depuis le début.

Il y a 7 ans, j’étais maman depuis moins d’un mois et je découvrais toutes les difficultés qu’une mère peut rencontrer quand elle doit s’occuper d’un bébé. Je peinais à me remettre d’un accouchement qui s’était mal passé et avait laissé quelques séquelles, je me sentais très isolée, je n’avais personne (ou presque) à qui partager ce que je vivais.

Bébé pleurait beaucoup, dormait peu et de fait, je ne dormais que très peu moi aussi. La fatigue, le manque de sommeil, c’est terrible, c’est limite une torture. Quand ça dure des jours, on se dit que ça va finir par passer… Quand ça dure des semaines, on se dit qu’on en voit bientôt le bout… Quand ça dure des mois… la phase de découragement finit par pointer le bout de son nez (cette phase peut arriver plus ou moins vite suivant les personnes, chacun est différent).

J’en étais là au bout de 3 mois environ, à ne plus tenir debout ou presque tellement je manquais de sommeil, à essayer d’endormir un bébé qui hurlait, sans qu’on ne parvienne à comprendre ce qui se passait réellement. Souvent, je marchais pour essayer de l’endormir. Parfois, je marchais les yeux fermés, car je ne parvenais même plus à les garder ouverts (à force, je connaissais un peu la maison par cœur). Je me sentais tellement nulle, en total échec.

 

Et si la réalité était autre ?

En fait, je vous mens, j’arrivais à dormir, du moins un peu, peut-être une heure par-ci par-là (quand on ne dort pas depuis des semaines, c’est énorme !), mais ça ne me semblait pas du tout en accord avec les recommandations que j’avais en tête. Il me semblait que je commettais une horreur, que j’étais une mauvaise mère, je me sentais totalement illégitime de faire ça. C’est le ressenti que j’avais si je pensais à ce que je faisais et à ce que pouvaient me dire, me conseiller les autres, qu’ils soient amis, famille ou professionnels de santé.

Je faisais quoi ? Et bien tout simplement, je dormais AVEC mon bébé. Je faisais du cododo. Il dormait avec moi, dans mon lit. Je vous en parle un peu plus dans le tout premier article de mon blog, Comment j’en suis venue au cododo. Je sais que pour certain·e·s, c’est juste quelque chose d’inimaginable, mais à ce moment-là, c’était le seul moyen pour moi de pouvoir dormir un peu.

Il y a toutes les belles idées que je pouvais avoir avant la naissance de mon bébé, mais la réalité était toute autre et je m’endormais en allaitant. Je me suis aperçue que c’était le seul moyen pour moi de pouvoir dormir un peu, car mon bébé dormait bien davantage dans ces moments-là.

D’ailleurs, vous avez peut-être été dans cette situation, vous auriez fait quoi vous ?

Il va sans dire que je culpabilisais. Je savais que ce n’était pas bien de dormir avec mon bébé, d’après ce que pouvait dire les pédiatres par exemple, mais moi, je ne pouvais pas faire autrement. Et si je m’écoutais, j’avais l’impression que c’était juste la bonne chose pour mon bébé, mais aussi pour moi. Du coup, je me sentais dans une impasse, une impasse où je m’étais auto-enfermée, naviguant entre mes ressentis et ce que la société « m’imposait ».

 

Alors, ça arrive ?

Oui, oui, je vous partage de ce pas le conseil que j’ai eu. Il m’a été donné par une health visitor (n’oubliez pas, j’habitais en Ecosse à ce moment-là), l’équivalent des puéricultrices en France. Il a été très simple, elle m’a dit : « Vous savez, vous pouvez dormir avec votre bébé si vous le souhaitez.« 

Alors là, je n’en revenais pas 😮 Je n’avais pas osé pas dire que je dormais avec mon bébé de peur de m’attirer les foudres de tout le monde. Epuisée, je ne me sentais pas du tout en capacité de défendre ma position, alors que c’était le seul moyen que j’avais trouvé pour dormir en respectant à la fois les besoins de mon bébé et les miens. Et c’était pile ce qu’elle était en train de me conseiller !!

(je précise au cas où qu’elle a pris la précaution de me poser des questions supplémentaires permettant de valider le fait de faire du cododo, il y a des règles à respecter pour le faire en toute sécurité.)

 

Pourquoi ce conseil m’a permis de surmonter l’échec ?

Quand la health visitor m’a donné ce conseil, je me suis sentie entendue et comprise dans ma difficulté.

Cet échange a également été le point de départ de prise de conscience :

  • ce que je faisais à ce moment-là était la bonne chose à faire pour moi, c’était vraiment ce qui nous convenait à mon bébé et moi,
  • partager ce que je vivais me permettait d’avoir du soutien et non des reproches,
  • si je me sens bloquée dans une approche, je peux aller chercher d’autres informations que celles que j’ai à la base, car il peut y avoir d’autres façons de penser que celles que je connais ou qu’on me partage (sans mon accord parfois d’ailleurs),
  • il est primordial de prendre le temps de voir si une façon de faire ou de penser est en accord avec mes pensées, si elle me correspond vraiment ou s’il y a un sentiment de malaise, comme une petite voix qui me dit que cela n’est pas ok.
 

La clé, c’est l’instinct

Au final, ce conseil m’a permis de prendre conscience que j’avais écouté mes ressentis, mes besoins et les besoins de mon bébé. Instinctivement, j’ai fait les choses qui nous correspondaient, qui nous permettaient d’être en harmonie (oui, même si je parle de pleurs, de manque de sommeil et d’épuisement, nous avions trouvé un fonctionnement qui nous rendait la vie plus facile).

Et vous, est-ce que vous arrivez à écouter votre instinct ? C’est quelque chose que vous pouvez faire au quotidien, vous pouvez vous relier à ce que vous ressentez, en faisant abstraction dans ces moments-là de ce que vous dicte votre entourage, la société.

Qu’y a-t-il au plus profond de vous qui peut vous guider ? Et si finalement, faire un peu différemment des autres était ce qui vous correspondait le mieux ?

Je sais que vous n’avez probablement pas appris à vous écouter, à reconnaître les émotions qui se manifestaient ou à prendre soin de vous (et oui, parce que pour prendre soin de vous, à un moment donné, il faut que vous puissiez vous écouter). Et si vous preniez le temps de vous asseoir dans votre fauteuil préféré et de juste vous laisser à écouter ce que vous ressentez. Que se passe-t-il ? Vous sentez-vous tendu·e, crispé·e, agacé·e ou au contraire est-ce que vous sentez que vous pouvez vous détendre un peu et prendre note de vos ressentis ?

C’est un exercice qu’il peut être intéressant de faire de façon quand vous avez quelques minutes dans la journée, tout simplement parce qu’il peut vous amener à prendre conscience de certaines choses.

 

Je vous laisse me partager en commentaire si vous avez tendance à faire confiance à votre instinct, si c’est quelque chose de totalement inenvisageable pour vous ou au contraire, si cet article peut ouvrir la porte à une écoute plus attentive de vos ressentis physiques et psychiques (et pensez que les deux sont souvent liés).

Carine Flutte psychologue

Et si on se rencontrait ?

Séance découverte

 

Des émotions qui surgissent au cours de la grossesse, un accouchement qui ne vous correspond pas et vous laisse un goût amer, vous vous sentez démuni.e devant les pleurs de votre bébé ou devant les remarques que vous fait votre entourage.

Prenez rendez-vous pour faire le point pendant 30 minutes et voir si nous pouvons travailler ensemble.